Un grenier mystérieux au fond dans ma mémoire
Je dors, contre toi, il est si froid, ce brouillard
Une lame une épée aiguisée nous sépare
Mon Iseult je suis là, mon amour est si fort
Qu'il ne craint ni la joie, ni la vie ni la mort
Qu'il ne craint ni la joie, ni la vie, ni la mort
Je suis lié à toi par mon âme et mon sort
Cette épée nous éprouve couperet de l'amour
Elle veille sur nos corps alors devenus sourds
Elle veille sur nos corps alors devenus sourds
aux appels de l'orient, à l'encens, aux tambours
Mais la nuit est si calme, mais la nuit est si claire
Qu'il fait jour en mon âme, tu es Terra Mater
Qu'il fait jour en mon âme, tu es Terra Mater
Je le sais, je le sens, mon aimée, mon amer
Je te couds contre moi, d'une aiguille virile
Je transmute l'épée, je tisse avec son fil
Dans ma tête il y a des échos sourds et sombres
Qui m'empêchent d'écouter le chant pur des oiseaux
Ils noircissent mon azur et le plongent dans l'ombre
Me voici triste et laid assis sur mon tombeau
Pourquoi cette mémoire s'incruste dans mon crâne,
Mêlant vives douleurs et souvenirs heureux?
Pourquoi mes grands chagrins non jamais ne se fanent,
Constipant mes pensées et inondant mes yeux?
Il faut à mon cerveau un estomac sauveur
qui se nourrit d'idées et chasse les soucis
Excrément de l'esprit va t'en pourrir ailleurs
Et laisse moi chanter la joie et l'harmonie
Pourquoi tant de neurones colonisent mon esprit
Et commandent mon ventre lorsque soudain j'ai peur
Je connais bien l'angoisse et depuis tout petit
C'est ainsi que j'ai pris si grand goût au bonheur
A mon grand Oncle Antonio Cons Beltran - Buchenwald - 1940-1945
Ô Sombre sueur d'âmes dans ce grand cimetière
Où les chiens et les rats valent plus que les hommes
Emmenées pas milliers arrachées de leurs freres
Entassées corps à corps pauvres bêtes de somme
C'est toute l'Humanité qui fut réduite en cendre
Dans tes camps de la mort dans tes camps de la peur
Depuis l'homme agonise au milieu de décombres
Il porte encore sur lui cette infame puanteur
Génocide politique, génocide culturel
On assassine celui qui croit encore à l'Ange
Car la bête n'aime pas l'homme spirituel
Elle brûle, elle saigne tous ceux qui la dérange.
Moi je pleure mes frères, mes cousins mes amis
Morts d'avoir trop aimé croire en la liberté
Depuis la bête rôde prête a toutes folies
Guidée par son orgueil et sa cupidité
Nez galant qu'un beau soir, on emmène danser
Nez mutin, nez charmant, nez qui nous fait rêver
Tu nous mènes où tu veux en n'importe quel lieu
Tant ta géométrie nous captive les yeux
Nez central culminant la figure, Mont Sacré
Maitre de l'harmonie aux proportions dorées
Signe le caractère lorsque le nez est long
Lorsqu'il est tout petit on le trouve mignon
Lorsqu'une femme pleure, celui-ci pleure aussi
Il prend de la couleur, doucement il rougit
Il se tient comme un phare au milieu de l'orage
Qui vous culpabilise voire qui vous dévisage
Mefiez vous imprudent car si vous insistez
Elle pourrait assez vite vous avoir dans le nez
Ce broyeur de passions qui elague les coeurs
Vous laissant nez à nez avec votre rancoeur
Tu roules comme l'eau des ruisseaux de montagne,
Pure et sauvage, indomptable et rafraichissante,
Tu me donnes de la joie ô ma douce compagne,
Jamais un mot mauvais, jamais l'âme méchante
Près de toi je fleuris quelque soit la saison.
Tu es mon oxygène, mon soleil, mon terreau.
Dans ta bouche il n'y a ni venins ni poisons
mais des lettres de lune et le chant des oiseaux.
Quand je suis loin de toi, je le sais à présent,
Il me manque ma terre, ton regard et ta peau.
Je suis comme en exil, je vais agonisant,
Je te pleure en Jersey comme le grand Hugo.
Demain dès le matin,vois tu, je partirai.
Je reviendrai vers toi mon étoile du berger.
Et je refleurirai, près de toi, mon aimée,
Car tu es mon jardin, mon Eden retrouvé.
Ernesto, toi le guerillero argentin,
Tu voulais changer ce monde un Grand Soir
Une main de gangster et un coeur de gamin
Mais voila tu es mort, Enesto, sans espoir.
Te voici culte à présent Commandant Che
Toi l'anticlérical, toi le libre penseur
Certains t'appellent Christ, viendras tu les sauver
De ce monde égoiste de larmes et de sueurs?
Mais que reste-t'il donc de cette belle utopie?
Les religions reviennent et prennent le dessus.
Tous les obscurantismes, toute les barbaries
Condamne un occident de petite vertue
Il y a quarante ans, Peña te denonçait
Ce Juda paysan d'un Christ mécréant
Tu fus exécuté sans te renier jamais
Et te voila Martyr idoles d'adolescents