A mon grand Oncle Antonio Cons Beltran
Ô Sombre sueur d'âmes dans ce grand cimetière
Où les chiens et les rats valent plus que les hommes
Emmenées pas milliers arrachées de leurs freres
Entassées corps à corps pauvres bêtes de somme
C'est toute l'Humanité qui fut réduite en cendre
Dans tes camps de la mort dans tes camps de la peur
Depuis l'homme agonise au milieu de décombres
Il porte encore sur lui cette infame puanteur
Génocide politique, génocide culturel
On assassine celui qui croit encore à l'Ange
Car la bête n'aime pas l'homme spirituel
Elle brûle, elle saigne tous ceux qui la dérange.
Moi je pleure mes frères, mes cousins mes amis
Morts d'avoir trop aimé croire en la liberté
Depuis la bête rôde prête a toutes folies
Guidée par son orgueil et sa cupidité