Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 02:00
- Publié dans : Mes Poèmes - Par Didier
A Martine Hautin en souvenir de notre enfance...

Un grenier mystérieux au fond dans ma mémoire
Me revient de si loin, de ma petite enfance
Où tant de souvenirs enfouis dans un tiroir
Raniment au fond de moi une tendre conscience

C'était un vieux grenier qui sentait la poussière
Des rayons s’invitaient dans quelques interstices
On voyait des étoiles flotter dans la lumière
Et l'on s'émerveillait des moindres artifices

Au fond de ce grenier, que dis-je de cette grotte
Il y avait des malles cachant quelques trésors
Tantôt Robin des Bois et tantôt Don Quichotte
On ne pouvait rêver d'un plus joli décor

L'enfance est un grenier ou quelques souvenirs
S’entassent ici et là avant de s'évanouir
Puis ils ressurgissent aux détours d'un soupir
On pleure le temps passé qu'on a laissé s'enfuir 
Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /2010 10:24
- Publié dans : Poemes Esoteriques - Par Didier
A Alexandra et à Nicolas

Un Nouveau Jour se lève et porte un Nouveau Sang
Te voici nouvelle Eve et toi Nouvel Adam
Vos enfants voient le jour et c'est l'Humanité
Qui renait de ses cendres par l'amour fécondé
 
Cain est une fille, voila le sort changé
Elle se prénomme Jil signifiant "Bouclier"
Elle va aimer son frère, elle va le protéger
Et redonner un sens au mot "Fraternité"

Voila le grand défi de notre Race Humaine
Réapprendre à s'aimer, et vaincre cette haine
Cette peur de ces "Autres" qui nous ressemblent tant
Cette peur de nous-même qui fit verser le sang.

Mes enfants au travail, ressuscitez l'Amour
Comportez vous en Frères, Aidez vous chaque jour
Faites de Babylone, une Jérusalem
Et que les roses Rouges chassent les Chrysanthèmes 
Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /2009 22:45
- Publié dans : Hommages - Par Didier

A ma fille Victoire pour ses 13 ans

Ma fille a treize ans, comme passe le temps
Plus vraiment enfant, pas encore femme
Elle cherche au fond d'elle les sources du vent
Elle sculpte sa vie et colore son âme

Elle aime les mots, la musique, les vers
De son bel ami, qui comme une muse
Coule dans ses veines et dans ses artères
Peu à peu le Beau en son âme
 infuse

Mon artiste en herbe, ma fleur, mon soleil
Tu es le Jardin, le Lait et le Miel
Qui me rend plus beau, qui me rend plus fort

Ma Victoire d'amour, mon enfant chéri
Tu es le solvant tu es l'Alchimie
Qui fait de ma vie une pépite d'Or

Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 22:31
- Publié dans : Mes Poèmes - Par Didier
A Maiwenn Le Besco

C'est beau une actrice, c'est comme le Blanc
       Elles réfléchissent la Lumière
Car elles portent en Elles toutes les couleurs.
Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /2009 10:50
- Publié dans : Hommages - Par Didier
A Damien et à sa maman

Une nuit profonde, un océan noir
Et une tempête, du matin au soir
Mon âme est tourment, mon âme est orage
Je vogue ma vie craignant le naufrage

Et les vagues emportent mes souvenirs
Mes amours passés, mes tristes soupirs
Je suis un navire perdu sur les flots
Je tangue et chavire dans de longs sanglots

Je suis mon étoile là-haut dans le Ciel
les yeux relevés car je ne vois qu'Elle
la sombre surface m'effraie et me perd
J'ai peur des haut-fonds, du feu de l'enfer

Et une étincelle luit dans la nuit noire
ce n'est pas l'Etoile mais un lointain phare
Qui me dit "espoir" dans une Lueur
Car dans les ténèbres la Lumière demeure
Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /2009 02:23
- Publié dans : Hommages - Par Didier

Sombre Ciel par dessus Charleville
Dans un cercueil en chêne orné d'or
Le poète est gisant immobile
Au milieu d'une Eglise, morne mort

Et toi qui revais de reposer
Face à un Ocean démonté
Tu gis à Charleville, étranger
Dans ce vieux cimetiere oublié

Tu es mort comme un chien Jean Arthur
Toi qui fus un enfant roi Naguère
Tu as rejoint le Bleu de l'azur
Et ton âme s'envole légère

Je marche dans tes pas mon vieux frere
Je continue le combat, j'écris
Tous les secrets de l'Amour en vers
Pour consoler tous les coeurs meurtris

Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /2009 02:15
- Publié dans : Mes Poèmes - Par Didier
Une Île, immobile, au Milieu de Rien
Un Chien impassible et bohémien
Une sandale, laissée la, sur le bord
Un Homme lève son Chapeau

L'Homme rève d'une Île au Milieu de rien
Où il fera courir son ami le Chien
Il perd une Sandale emportée par la Mer
Et nous dit un "Bonsoir" d'un air Patibulaire

Dans chaque île il y a un vieux Trésor enfoui
Dans chaque âme il y a comme une Île engloutie
Et l'on passe sa vie a chercher le bonheur
Alors qu'il est tout près, tout au fond de ton coeur

Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /2009 09:58
- Publié dans : Mes Poèmes - Par Didier
Ismaël entends tu, ce cri sourd et lointain
C'est ton frère Isaac qui t'appelle là bas
Car un tout nouveau jour s'est levé ce matin
Faisons couler le miel c'est le jour de Sabbat

Faisons de ce Pays, une terre d'asile
Où nos enfants enfin, partageront le lait
Et construiront Ophel une nouvelle ville
Au milieu du désert, un doux hâvre de paix

Jérusalem Célèste, Paradis recouvré
vais-je te rencontrer, vais-je me retrouver?
Je rêve encore de toi, dans mes nuits étoilées
Voici venu le temps des vendanges sucrées

Terre de Canaan, où coule le Jourdain
Voila notre Sion, voila notre Jardin
Ismael Isaac partagez-en le pain
Car la guerre est finie, reprenons le Chemin.
Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /2009 07:13
- Publié dans : Mes Poèmes - Par Didier
Verlaine, t'en souvient-il de cette vie amère
Où le poète aveugle à ce monde si laid
Se proclamait voyant de beautés effemeres
Afin de témoigner de la douce lumière

Qui donne ses couleurs, aux fleurs, à l'arc en ciel
Et maquille le monde pour le rendre plus beau
Je mets dans mon absinthe, quelques gouttes de miel
Verlaine mon ami, j'abhore le goût du fiel

Ô triste était ton âme, immense était ton coeur
Combien faut-il aimer, combien faut-il souffrir
Pour que Dieu soit comblé, pour que l'homme enfin meurt
D'une longue agonie, dans d'atroces douleurs

La poésie me berce de ces mots parfumés
Je me saoule de fragrances, de rêves et d'émotions
Que je distille alors en vers alambiqués
Car il est un devoir, celui de s'enivrer.
Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /2009 23:27
- Publié dans : Mes Poèmes - Par Didier
Dans la brume lourdes, loin des tintamarres
Je mets la grand' voile, largue les amarres
Cap sur l'Océan, Cap sur les Etoiles
Dans le doux zéphir de la Mer australe

Voila le doux rêve du marin d'eau douce
Qui porte uniforme au fond d'une housse 
Et rêva cent fois de passer la Ligne
Comme un Matelot courageux et digne

Aujourd'hui le temps est passé sur moi
Je suis Capitaine, Lieutenant de Vaisseau
Mais où sont mes Iles, où est mon Bateau 

J'ai de la Marine, une nostalgie
Celle de mon enfance de jeune officier
A l'Ecole Navale de Saint Mandrier
Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /2009 09:28
- Publié dans : Hommages - Par Didier
Dis, Roche des Ardennes, l'aurais tu oublié
Ton enfant, ton poète, que tu as élevé
Sa maison n'est que ruines, pierres éparpillées
Les friches ont recouvert la terre où il est né

Je vois là quelques pierres, sa maison en Enfer
Les traces de ses larmes, les échos de ses cris
De ce roc érigé rappellant son esprit
Ne reste t'il que ça du poète Arthur R?

Sa maison fut détruite par l'immonde enneni
Occupant d'un pays humilié et hagard
Qui tua les poètes, les enfants, les viellards
Cria "Vive la mort" et "mort aux gens d'esprit"

Dis Roche des Ardennes, n'aies pas honte de lui
L'enfant était poète, il avait le coeur gros
Il avait bien compris que tout homme pourrit
Il attendit le ciel pour retourner en Haut.

 
Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /2009 09:35
- Publié dans : Poèmes de Circonstance - Par Didier
Comme un serpent sournois, la maladie se glisse
Dans le sang d'une enfant fragile et vulnérable
Pour lui voler son âme, reptile misérable
Va t'en voir en enfer animal plein de vices

Tu lui a pris sa vie quand elle était si belle
Quand elle était si jeune, frêle fleur du Printemps
Pourquoi as tu choisi de mordre cette enfant
De frapper l'Innocence, ô créature cruelle

Le mal immonde s'immisce sans se soucier du sort
De toute une famille, d'un couple ou d'une mère
Qu'elle va laisser chaos, perdus, tristes et amers
Lorsque la maladie vient courtiser la Mort

Mais serpent sache bien que tes jours sont finis
Que nous allons trouver remede à ton poison
Et que tu vas connaitre ton abdication
Dans notre longue marche contre la Leucémie
Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /2009 05:20
- Publié dans : Hommages - Par Didier

Un jardin quelque part où la brise et l'azur
adoucissent le jour, où la nuit étoilée
Promet un doux sommeil et des rêves apaisés
Dans ce jardin de Lune sans cloture et sans mur

Tu es là mon aimée, tu me fais tant de bien
Tu irrigues ma vie et inondes mon coeur
Avec grande patience et infinie douceur
Tu as fait d'une friche un immense jardin

Tu fais jaillir en moi l'énergie de la Lune
Et des fruits bien étranges aux savantes saveurs
Qui me laissent au palais l'avant-goût du bonheur
Dévoilant chaque jour un peu plus ma fortune

Quand tu m'as pris la main, je noyais mon chagrin
Pleurant mon cher passé et mes amours stériles
Ma terre était acide, tu l'as rendue fertile
Je n'étais qu'Ecuyer, me voici Paladin.
Samedi 28 mars 2009 6 28 /03 /2009 12:00
- Publié dans : Mes Poèmes - Par Didier
A Marianne,

Voila ça fait vingt ans que tu as vu le jour
Ma filleule adorée, toi l'aînée de l'aîné
Je revois l'hôpital dans lequel tu es née
par un vingt quatre mars enfant né de l'amour

Tu portes ton prénom comme on porte étendard
Tu es Egalité, Liberté, République
Ne baisse pas les yeux, ne sois jamais cynique
Marches toujours devant, ne fuis pas les regards

Construis toi lentement, prends le temps, patiemment
Ne craint pas l'avenir, ne pleure pas le passé
La vie est une chance qu'il te faut apprecier
Car vois tu ici bas Nul n'est maitre du temps

N'oublie pas l'essentiel, le seul but de la vie
Il s'agit de l'Amour, il nous prête ses ailes
Pour fêter le printemps, tu seras hirondelle
Et tu refleuriras nos jardins, nos prairies
Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /2009 07:46
- Publié dans : Mes Poèmes - Par Didier
A René Guy Cadou

Il y a quelque part, au fond d'un couloir
Un Lampion. Tu coures dans la nuit noire
Affolée, et tu cherches où aller
Mais au fond du couloir, il y a un lampion
Tu vas le trouver. Prends ton temps
Et la lumière douce va te calmer
Et tes yeux atrophiés vont s'ouvrir
Et ton coeur meurtri va s'ouvrir
Et les autres seront heureux,
Et tu écriras les mots bleus.
Patience. Confiance
Ca va aller
Ca va
Va
Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /2009 10:22
- Publié dans : Hommages - Par Didier
Tu marches sur un fil, tu cherches l'Equilibre
Depuis qu'une sombre étoile t'est tombée sur la tête
Depuis tu réapprends à vivre, à être libre
Et le goût du bonheur, intarisable quête

Certains ne marchent plus, d'autres ont perdu la vue
sans perdre la raison, sans perdre le courage
Ils tiennent coûte que coûte, font face à l'inconnu
Comme ce marin perdu redoutant le naufrage

Face à l'adversité, que sommes nous vraiment
Qu'une frèle brindille dans la furie du vent
Un destin qui se joue en une partie de Dés

Mais tu es mon égale je ne l'oublie jamais
On a tous sur nos têtes une lame d'épée
suspendue à ce fil, frêle fil de Vie.
Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /2009 20:42
- Publié dans : Hommages - Par Didier
Tombe une neige sombre sur cette blanche pierre,
Au coeur de Charleville, dans ce vieux cimetière,
Où des caveaux sans fin s'enfilent à l'infini
Abandonnés, brisés, laissés là dans l'oubli

Je t'ai cherché Arthur, sur ce parterre de dalles
Où tu dors solidaire, entre tes deux étoiles,
Ta toute jeune soeur et ta vieille maman,
A qui tu as manqué, toi qui fut tant absent.

Arthur tu es mon autre et si j'écris des vers,
Je te le dois tu sais, c'etait un mois d'hiver
Où je t'ai rencontré au coeur de Charleville
Dans ce triste musée ou j'ai bu de ta bile.

Depuis la poésie m'a redonné mes ailes,
moi l'ange ici déchu, j'ai retrouvé le ciel.
Je connais ta douleur, je devine ton mal.
Que tu reposes en paix dans ton vaisseau tombal.
Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /2009 09:07
- Publié dans : Hommages - Par Didier
A Gérard de Nerval

Triste rue, ô mon frère, où tu finis pendu
Au bout de cette corde comme vieille lanterne
Tu as rêvé ta vie lorsqu'elle fut trop terne
Tu as rejoint les songes et les mondes perdus

Tu as cherché en vain le visage d'une mère
Toi l'enfant orphelin dans un monde sans âme
T'amourachant sans cesse de la première dame
Cherchant comme seul amour, l'amour fou de l'amer

Pauvre enfant malheureux, comme tu étais triste
Alors tu es parti pour de très longs voyages
Loin d'un septentrion, glaciale et sombre cage

Tu partis pour l'Orient, en quête de mystères
Chercher là une étoile que tu ne trouvas pas
Et tu es revenu refermer ton compas

Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /2009 15:25
- Publié dans : Hommages - Par Didier
Hommage à mon amie Sirima Larufunga assassinée le 7 décembre 1989 

Tu chantais sans micro sur ce quai de métro
De ta voix de cristal, tu enchantais les mots
Et le bruit s'estompait pour te laisser chanter
Pauvre petit oiseau, qui chantait pour manger

J'ai vu dans tes yeux noirs tout ton malheur passé
Tu vivais de tes rêves, tu voulais t'envoler
Je me souviens qu'un soir, j'ai failli t'enlever
Mais un chinois sinistre m'en avait dissuadé

Je t'ai appris je crois des accords de guitare
Comme j'aimais te voir rire, je venais chaque soir
Je me disais qu'un jour, tu pourrais t'échapper
Pour chanter près de moi l'hymne à la liberté
 
Puis tu as disparu des couloirs du métro
Pour t'en aller Là bas chanter dans les micros
Mais tu as pris ton vol et déployé tes ailes
Pour aller ô mon ange, là tout droit dans le ciel


Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /2008 19:33
- Publié dans : Hommages - Par Didier

A Monsieur Jean D'Ormesson
 

Je vogue sur le temps sur les rives d'un rêve,
Sur ce fleuve de larmes, que les hommes ont versé
A chercher le bonheur sans jamais le trouver
Je vogue au fil de l'onde rejoindre l'autre grève.

Combien n'auront vécu que pour pleurer toujours?
Tous mes amis sont morts, quant à ceux qui  demeurent,
Ils voient ceux qu'ils aimaient qui s'éteignent et qui meurent
D'une longue agonie gardés par des vautours

Le temps est une machine à éprouver les êtres
Et nous sommes pesés, comptés et divisés;
J'ai tant aimé l'amour, tant aimé la beauté,
J'ai vénéré la vie et voulu tout connaître

Comme j'ai aimé les autres, ils m'ont forgé l'esprit,
M'aidant à supporter mieux ma médiocrité.
Je m'en vais boire ton eau, ô fleuve de Léthé,
Pour oublier le temps, plonger dans l'infini.



 
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