Présentation de l'Auteur

Chers visiteurs,

Merci pour votre passage...La poésie est universelle, on croit l'écrire pour soi puis finalement on touche aussi les autres...Victor Hugo disait "Je est un autre...Quand j'écris pour moi, j'écris pour vous"...Merci de me laisser des commentaires...S'ils sont gentils sinon abstenez-vous..!

Ecrivez-moi à didier.buffet@gmail.com

A Caroline, la Reine des Aulnes

"Dem Vater grauset's, er reitet geschwind,
Er hält in den Armen das ächzende Kind,
Erreicht den Hof mit Mühe und Not ;
In seinen Armen das Kind war tot."
 

Erlkönig - Goethe

Le Poeme en allemand
Le Poeme en Français

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Samedi 27 juin 2009
- Publié dans : Mes Poèmes - Par Didier
Ismaël entends tu, ce cri sourd et lointain
C'est ton frère Isaac qui t'appelle là bas
Car un tout nouveau jour s'est levé ce matin
Faisons couler le miel c'est le jour de Sabbat

Faisons de ce Pays, une terre d'asile
Où nos enfants enfin, partageront le lait
Et construiront Ophel une nouvelle ville
Au milieu du désert, un doux hâvre de paix

Jérusalem Célèste, Paradis recouvré
vais-je te rencontrer, vais-je me retrouver?
Je rêve encore de toi, dans mes nuits étoilées
Voici venu le temps des vendanges sucrées

Terre de Canaan, où coule le Jourdain
Voila notre Sion, voila notre Jardin
Ismael Isaac partagez-en le pain
Car la guerre est finie, reprenons le Chemin.
Samedi 13 juin 2009
- Publié dans : Mes Poèmes - Par Didier
Verlaine, t'en souvient-il de cette vie amère
Où le poète aveugle à ce monde si laid
Se proclamait voyant de beautés effemeres
Afin de témoigner de la douce lumière

Qui donne ses couleurs, aux fleurs, à l'arc en ciel
Et maquille le monde pour le rendre plus beau
Je mets dans mon absinthe, quelques gouttes de miel
Verlaine mon ami, j'abhore le goût du fiel

Ô triste était ton âme, immense était ton coeur
Combien faut-il aimer, combien faut-il souffrir
Pour que Dieu soit comblé, pour que l'homme enfin meurt
D'une longue agonie, dans d'atroces douleurs

La poésie me berce de ces mots parfumés
Je me saoule de fragrances, de rêves et d'émotions
Que je distille alors en vers alambiqués
Car il est un devoir, celui de s'enivrer.
Mercredi 6 mai 2009
- Publié dans : Mes Poèmes - Par Didier
Dans la brume lourdes, loin des tintamarres
Je mets la grand' voile, largue les amarres
Cap sur l'Océan, Cap sur les Etoiles
Dans le doux zéphir de la Mer australe

Voila le doux rêve du marin d'eau douce
Qui porte uniforme au fond d'une housse 
Et rêva cent fois de passer la Ligne
Comme un Matelot courageux et digne

Aujourd'hui le temps est passé sur moi
Je suis Capitaine, Lieutenant de Vaisseau
Mais où sont mes Iles, où est mon Bateau 

J'ai de la Marine, une nostalgie
Celle de mon enfance de jeune officier
A l'Ecole Navale de Saint Mandrier
Dimanche 3 mai 2009
- Publié dans : Hommages - Par Didier
Dis, Roche des Ardennes, l'aurais tu oublié
Ton enfant, ton poète, que tu as élevé
Sa maison n'est que ruines, pierres éparpillées
Les friches ont recouvert la terre où il est né

Je vois là quelques pierres, sa maison en Enfer
Les traces de ses larmes, les échos de ses cris
De ce roc érigé rappellant son esprit
Ne reste t'il que ça du poète Arthur R?

Sa maison fut détruite par l'immonde enneni
Occupant d'un pays humilié et hagard
Qui tua les poètes, les enfants, les viellards
Cria "Vive la mort" et "mort aux gens d'esprit"

Dis Roche des Ardennes, n'aies pas honte de lui
L'enfant était poète, il avait le coeur gros
Il avait bien compris que tout homme pourrit
Il attendit le ciel pour retourner en Haut.

 
Dimanche 26 avril 2009
- Publié dans : Poèmes de Circonstance - Par Didier
Comme un serpent sournois, la maladie se glisse
Dans le sang d'une enfant fragile et vulnérable
Pour lui voler son âme, reptile misérable
Va t'en voir en enfer animal plein de vices

Tu lui a pris sa vie quand elle était si belle
Quand elle était si jeune, frêle fleur du Printemps
Pourquoi as tu choisi de mordre cette enfant
De frapper l'Innocence, ô créature cruelle

Le mal immonde s'immisce sans se soucier du sort
De toute une famille, d'un couple ou d'une mère
Qu'elle va laisser chaos, perdus, tristes et amers
Lorsque la maladie vient courtiser la Mort

Mais serpent sache bien que tes jours sont finis
Que nous allons trouver remede à ton poison
Et que tu vas connaitre ton abdication
Dans notre longue marche contre la Leucémie
Vendredi 10 avril 2009
- Publié dans : Hommages - Par Didier

Un jardin quelque part où la brise et l'azur
adoucissent le jour, où la nuit étoilée
Promet un doux sommeil et des rêves apaisés
Dans ce jardin de Lune sans cloture et sans mur

Tu es là mon aimée, tu me fais tant de bien
Tu irrigues ma vie et inondes mon coeur
Avec grande patience et infinie douceur
Tu as fait d'une friche un immense jardin

Tu fais jaillir en moi l'énergie de la Lune
Et des fruits bien étranges aux savantes saveurs
Qui me laissent au palais l'avant-goût du bonheur
Dévoilant chaque jour un peu plus ma fortune

Quand tu m'as pris la main, je noyais mon chagrin
Pleurant mon cher passé et mes amours stériles
Ma terre était acide, tu l'as rendue fertile
Je n'étais qu'Ecuyer, me voici Paladin.
Samedi 28 mars 2009
- Publié dans : Mes Poèmes - Par Didier
A Marianne,

Voila ça fait vingt ans que tu as vu le jour
Ma filleule adorée, toi l'aînée de l'aîné
Je revois l'hôpital dans lequel tu es née
par un vingt quatre mars enfant né de l'amour

Tu portes ton prénom comme on porte étendard
Tu es Egalité, Liberté, République
Ne baisse pas les yeux, ne sois jamais cynique
Marches toujours devant, ne fuis pas les regards

Construis toi lentement, prends le temps, patiemment
Ne craint pas l'avenir, ne pleure pas le passé
La vie est une chance qu'il te faut apprecier
Car vois tu ici bas Nul n'est maitre du temps

N'oublie pas l'essentiel, le seul but de la vie
Il s'agit de l'Amour, il nous prête ses ailes
Pour fêter le printemps, tu seras hirondelle
Et tu refleuriras nos jardins, nos prairies
Mardi 17 mars 2009
- Publié dans : Mes Poèmes - Par Didier
A René Guy Cadou

Il y a quelque part, au fond d'un couloir
Un Lampion. Tu coures dans la nuit noire
Affolée, et tu cherches où aller
Mais au fond du couloir, il y a un lampion
Tu vas le trouver. Prends ton temps
Et la lumière douce va te calmer
Et tes yeux atrophiés vont s'ouvrir
Et ton coeur meurtri va s'ouvrir
Et les autres seront heureux,
Et tu écriras les mots bleus.
Patience. Confiance
Ca va aller
Ca va
Va
Lundi 16 février 2009
- Publié dans : Hommages - Par Didier
Tu marches sur un fil, tu cherches l'Equilibre
Depuis qu'une sombre étoile t'est tombée sur la tête
Depuis tu réapprends à vivre, à être libre
Et le goût du bonheur, intarisable quête

Certains ne marchent plus, d'autres ont perdu la vue
sans perdre la raison, sans perdre le courage
Ils tiennent coûte que coûte, font face à l'inconnu
Comme ce marin perdu redoutant le naufrage

Face à l'adversité, que sommes nous vraiment
Qu'une frèle brindille dans la furie du vent
Un destin qui se joue en une partie de Dés

Mais tu es mon égale je ne l'oublie jamais
On a tous sur nos têtes une lame d'épée
suspendue à ce fil, frêle fil de Vie.
Mardi 3 février 2009
- Publié dans : Hommages - Par Didier
Tombe une neige sombre sur cette blanche pierre,
Au coeur de Charleville, dans ce vieux cimetière,
Où des caveaux sans fin s'enfilent à l'infini
Abandonnés, brisés, laissés là dans l'oubli

Je t'ai cherché Arthur, sur ce parterre de dalles
Où tu dors solidaire, entre tes deux étoiles,
Ta toute jeune soeur et ta vieille maman,
A qui tu as manqué, toi qui fut tant absent.

Arthur tu es mon autre et si j'écris des vers,
Je te le dois tu sais, c'etait un mois d'hiver
Où je t'ai rencontré au coeur de Charleville
Dans ce triste musée ou j'ai bu de ta bile.

Depuis la poésie m'a redonné mes ailes,
moi l'ange ici déchu, j'ai retrouvé le ciel.
Je connais ta douleur, je devine ton mal.
Que tu reposes en paix dans ton vaisseau tombal.
Dimanche 25 janvier 2009
- Publié dans : Hommages - Par Didier
A Gérard de Nerval

Triste rue, ô mon frère, où tu finis pendu
Au bout de cette corde comme vieille lanterne
Tu as rêvé ta vie lorsqu'elle fut trop terne
Tu as rejoint les songes et les mondes perdus

Tu as cherché en vain le visage d'une mère
Toi l'enfant orphelin dans un monde sans âme
T'amourachant sans cesse de la première dame
Cherchant comme seul amour, l'amour fou de l'amer

Pauvre enfant malheureux, comme tu étais triste
Alors tu es parti pour de très longs voyages
Loin d'un septentrion, glaciale et sombre cage

Tu partis pour l'Orient, en quête de mystères
Chercher là une étoile que tu ne trouvas pas
Et tu es revenu refermer ton compas

Dimanche 18 janvier 2009
- Publié dans : Hommages - Par Didier
Hommage à mon amie Sirima Larufunga assassinée le 7 décembre 1989 

Tu chantais sans micro sur ce quai de métro
De ta voix de cristal, tu enchantais les mots
Et le bruit s'estompait pour te laisser chanter
Pauvre petit oiseau, qui chantait pour manger

J'ai vu dans tes yeux noirs tout ton malheur passé
Tu vivais de tes rêves, tu voulais t'envoler
Je me souviens qu'un soir, j'ai failli t'enlever
Mais un chinois sinistre m'en avait dissuadé

Je t'ai appris je crois des accords de guitare
Comme j'aimais te voir rire, je venais chaque soir
Je me disais qu'un jour, tu pourrais t'échapper
Pour chanter près de moi l'hymne à la liberté
 
Puis tu as disparu des couloirs du métro
Pour t'en aller Là bas chanter dans les micros
Mais tu as pris ton vol et déployé tes ailes
Pour aller ô mon ange, là tout droit dans le ciel


Vendredi 21 novembre 2008
- Publié dans : Hommages - Par Didier

A Monsieur Jean D'Ormesson
 

Je vogue sur le temps sur les rives d'un rêve,
Sur ce fleuve de larmes, que les hommes ont versé
A chercher le bonheur sans jamais le trouver
Je vogue au fil de l'onde rejoindre l'autre grève.

Combien n'auront vécu que pour pleurer toujours?
Tous mes amis sont morts, quant à ceux qui  demeurent,
Ils voient ceux qu'ils aimaient qui s'éteignent et qui meurent
D'une longue agonie gardés par des vautours

Le temps est une machine à éprouver les êtres
Et nous sommes pesés, comptés et divisés;
J'ai tant aimé l'amour, tant aimé la beauté,
J'ai vénéré la vie et voulu tout connaître

Comme j'ai aimé les autres, ils m'ont forgé l'esprit,
M'aidant à supporter mieux ma médiocrité.
Je m'en vais boire ton eau, ô fleuve de Léthé,
Pour oublier le temps, plonger dans l'infini.



Mercredi 29 octobre 2008
- Publié dans : Mes Poèmes - Par Didier
Verlaine, t'en souvient-il de cette vie amère
Où le poète aveugle à ce monde si laid
Se proclamait voyant des beautés ephémeres
Afin de témoigner  de la belle lumière

Qui donne ses couleurs, aux fleurs, à l'arc en ciel
Et maquille le monde pour le rendre meilleur
Je mets dans mon absinthe, une cuiller de miel
Verlaine mon ami, j'abhore le goût du fiel

Ô triste était ton âme, immense était ton coeur
Combien faut-il aimer, combien faut-il souffrir
Pour que Dieu soit comblé, pour que l'homme enfin meure
D'une longue agonie, dans d'atroces douleurs

La poésie me berce, mon être vagabonde
Loin d'une humanité en pleine décadence
Je vis dans une bulle, une bulle toute ronde
J'attends la fin des temps pour renaître à ce monde.
Lundi 20 octobre 2008
- Publié dans : Mes Poèmes - Par Didier
Jeunes gens, sachez combien j'envie le génie,
l'invention, la candeur, l'âme en herbe
Vous avez en vous le temps et les folies
De refonder le monde de vos regards acerbes

Le monde s'enlaidit de marchands de mensonges
Qui nous vendent l'ivresse  de leurs tristes vins
Qui nous ruinent nos âmes et salissent nos songes
Et dénature sans cesse le joli Genre Humain

Tout n'est pas perdu tant qu'il y a des poètes
Et la belle jeunesse, et de vaillants prophètes
Pour que l'humanité ne soit pas à genoux

Pour que cette Planète qu'on appelle la Terre
Donne encore les jardins, l'eau et La Lumière
Pour qu'un nouvel Eden jaillisse de la boue
Dimanche 28 septembre 2008
- Publié dans : Chansons - Par Didier
a Daniel-Etienne DEFAIX,  et au regretté Didier Dagueneau

Levons le verre mes chers amis
Levons le verre le coeur aussi
Gouttons ensemble cette eau de vie
Sang de la terre qui nous unis

Communions mes frères de sort
Dans cette chaine contre la mort
Fruit de la terre, coule dans mon corps
Et fais jaillir en nous de l'Or

Fraternité, belle amitié
Trinquons ensemble chevaliers
Enivrons nous de volupté
Débarassé de nos épées

C'est le Nectar et l'ambroisie
C'est un breuvage gorgé de vie
La terre compose ses mélodies
Mysteres sacrés, douces harmonies


Jurons ensemble levons la main
De partager le pain,  le vin
Levain de l'âme dictam divin
Gloire aux raisins Gloires aux humains
Mardi 23 septembre 2008
- Publié dans : Mes Poèmes - Par Didier

Je dors, contre toi, il est si froid, ce brouillard
Une lame une épée aiguisée nous sépare
Mon Iseult je suis là, mon amour est si fort
Qu'il ne craint ni la joie, ni la vie ni la mort


Qu'il ne craint ni la joie, ni la vie, ni la mort
Je suis lié à toi par mon âme et mon sort
Cette épée nous éprouve couperet de l'amour
Elle veille sur nos corps alors devenus sourds


Elle veille sur nos corps alors devenus sourds
aux appels de l'orient, à l'encens, aux tambours
Mais la nuit est si calme, mais la nuit est si claire
Qu'il fait jour en mon âme, tu es Terra Mater


Qu'il fait jour en mon âme, tu es Terra Mater
Je le sais, je le sens, mon aimée, mon amer
Je te couds contre moi, d'une aiguille virile
Je transmute l'épée, je tisse avec son fil

Samedi 6 septembre 2008
- Publié dans : Hommages - Par Didier
A Tristane Banon

Je suis un éboueur, je rôde dans les rues
De la ville endormie, de la ville puante
Je nettoie les faubourg, les parcs, les avenues
J'aime assez mon labeur souvent même je le chante

Je chante dans les rues, depuis ce jour béni
Où dans une poubelle j'ai découvert le monde
Un livre abandonné au milieu de l'immonde
Un rayon de soleil au milieu de ma vie

Depuis moi je voyage à travers les histoires
Je suis devenu roi moi qui étais quidam
Un livre m'a permis d'atteindre le savoir
Au fond de ma caverne j'emporte mon Sésame

Je suis un éboueur, je suis aussi Ulysse
Je sais dorénavant qu'une fleur des plus belles
Peut éclore par magie au fond d'une poubelle
Je suis le jardinier secret de l'immondice

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«On réussit chez les rois les expériences qui ne réussissent jamais chez les humbles, la haine pure, la colère pure. C’est toujours de la pureté. C’est cela que c’est, la Tragédie, avec ses incestes, ses parricides : de la pureté, c’est-à-dire en somme de l’innocence... la pharaonne qui se suicide me dit espoir, le maréchal qui trahit me dit foi, le duc qui assassine me dit tendresse... C’est une entreprise d’amour, la cruauté... pardon je veux dire la Tragédie.»

Lamento du Jardinier - Electre de Giraudoux
Mercredi 16 juillet 2008
- Publié dans : Hommages - Par Didier
A Stéphane Mallarmé,

Gisant, sans plus gémir, émir des rimes riches
Te voici là sans vie, sans visage, sans âge
Jongleur de la métrique, génie de l'hémistiche
J'ai fait dans tes poemes tout mon apprentissage

Tu savais être sombre sans sourciller d'un cil
La mort te rendait fort, la mort dans ton visage
Elle devenait putain du mystère indocile
Et de la beauté nue des ivresses de voyage

Te voici donc ici, Ô Charles Baudelaire
Tu reposes au milieu des croix du Mont Parnasse
Entouré de tes muses qui enchantent les airs
De leur bouches fleuries harmonieuses grâces

Je me penche vers toi, compagnon d'écriture
Je te dédie ma vie, je te dédie mes vers
Tu es toujours vivant sublime pourriture
Je te salue ami dans ton tombeau ouvert.
Vendredi 11 juillet 2008
- Publié dans : Hommages - Par Didier
A François Lebel (http://www.celebrissimes.com)

Et de ton oeil ouvert sur la valeur des choses
Borgne, contemplatif, amant de la lumière
Tu règnes au fond des ombres semblable à Lucifer
Te voilà le démiurge des mille et une roses

La poésie éclôt dans la magie de l'art
Et abolit soudain la laideur de ce monde
Tu emphases les âmes et immoles les ombres
Cyclope au regard pur, faiseur de hasard

Sur ton mur de photos comme de beaux fusains
Les visages s'éclairent comme Lumière de Lune
Et les voici tous là, compagnons de fortune
Chacun porte un espoir, chacun porte un chagrin

Au fond de tes photos, on entend les murmures
De ces regards de feu qui ne peuvent crier
La flamme est bien vivante et nous sommes sauvés
venez tendre l'oreille approchez vous du mur
 
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