Car la guerre est finie, reprenons le Chemin.
Chers visiteurs,
Merci pour votre passage...La poésie est universelle, on croit l'écrire pour soi puis finalement on touche aussi les autres...Victor Hugo disait "Je est un autre...Quand j'écris pour moi, j'écris pour vous"...Merci de me laisser des commentaires...S'ils sont gentils sinon abstenez-vous..!
Ecrivez-moi à didier.buffet@gmail.com
A Caroline, la Reine des Aulnes
"Dem Vater grauset's, er reitet geschwind,
Er hält in den Armen das ächzende Kind,
Erreicht den Hof mit Mühe und Not ;
In seinen Armen das Kind war tot."
Erlkönig - Goethe
Le Poeme en allemand
Le Poeme en Français
A Monsieur Jean D'Ormesson
Je vogue sur le temps sur les rives d'un rêve,
Sur ce fleuve de larmes, que les hommes ont versé
A chercher le bonheur sans jamais le trouver
Je vogue au fil de l'onde rejoindre l'autre grève.
Combien n'auront vécu que pour pleurer toujours?
Tous mes amis sont morts, quant à ceux qui demeurent,
Ils voient ceux qu'ils aimaient qui s'éteignent et qui meurent
D'une longue agonie gardés par des vautours
Le temps est une machine à éprouver les êtres
Et nous sommes pesés, comptés et divisés;
J'ai tant aimé l'amour, tant aimé la beauté,
J'ai vénéré la vie et voulu tout connaître
Comme j'ai aimé les autres, ils m'ont forgé l'esprit,
M'aidant à supporter mieux ma médiocrité.
Je m'en vais boire ton eau, ô fleuve de Léthé,
Pour oublier le temps, plonger dans l'infini.
Je dors, contre toi, il est si froid, ce brouillard
Une lame une épée aiguisée nous sépare
Mon Iseult je suis là, mon amour est si fort
Qu'il ne craint ni la joie, ni la vie ni la mort
Qu'il ne craint ni la joie, ni la vie, ni la mort
Je suis lié à toi par mon âme et mon sort
Cette épée nous éprouve couperet de l'amour
Elle veille sur nos corps alors devenus sourds
Elle veille sur nos corps alors devenus sourds
aux appels de l'orient, à l'encens, aux tambours
Mais la nuit est si calme, mais la nuit est si claire
Qu'il fait jour en mon âme, tu es Terra Mater
Qu'il fait jour en mon âme, tu es Terra Mater
Je le sais, je le sens, mon aimée, mon amer
Je te couds contre moi, d'une aiguille virile
Je transmute l'épée, je tisse avec son fil