Un grenier mystérieux au fond dans ma mémoire
Sombre Ciel par dessus Charleville
Dans un cercueil en chêne orné d'or
Le poète est gisant immobile
Au milieu d'une Eglise, morne mort
Et toi qui revais de reposer
Face à un Ocean démonté
Tu gis à Charleville, étranger
Dans ce vieux cimetiere oublié
Tu es mort comme un chien Jean Arthur
Toi qui fus un enfant roi Naguère
Tu as rejoint le Bleu de l'azur
Et ton âme s'envole légère
Je marche dans tes pas mon vieux frere
Je continue le combat, j'écris
Tous les secrets de l'Amour en vers
Pour consoler tous les coeurs meurtris
A Monsieur Jean D'Ormesson
Je vogue sur le temps sur les rives d'un rêve,
Sur ce fleuve de larmes, que les hommes ont versé
A chercher le bonheur sans jamais le trouver
Je vogue au fil de l'onde rejoindre l'autre grève.
Combien n'auront vécu que pour pleurer toujours?
Tous mes amis sont morts, quant à ceux qui demeurent,
Ils voient ceux qu'ils aimaient qui s'éteignent et qui meurent
D'une longue agonie gardés par des vautours
Le temps est une machine à éprouver les êtres
Et nous sommes pesés, comptés et divisés;
J'ai tant aimé l'amour, tant aimé la beauté,
J'ai vénéré la vie et voulu tout connaître
Comme j'ai aimé les autres, ils m'ont forgé l'esprit,
M'aidant à supporter mieux ma médiocrité.
Je m'en vais boire ton eau, ô fleuve de Léthé,
Pour oublier le temps, plonger dans l'infini.
Chers visiteurs,
Merci pour votre passage...La poésie est universelle, on croit l'écrire pour soi puis finalement on touche aussi les autres...Victor Hugo disait "Je est un autre...Quand j'écris pour moi,
j'écris pour vous"...Merci de me laisser des commentaires...